mardi 30 septembre 2008

De Cartagena à Grenoble : Fin de ce voyage


Après Taganga j'ai continué sur la côte caraïbe en me rendant jusqu'à Cartegena de las Indias mais peu de temps puisque je voulais me rendre rapidement jusqu'à Mompox. La ville de Mompox est très tranquille du à son écartement par rapport à la route classique. En fait la ville est presque une île au milieu des deux bras du fleuve Magadalena, ce qui rend obligatoire l'utilisation du bateau pour s'y rendre. Sur place les habitants prennent plaisir à discuter avec les rares touristes, tout en se balançant sur leurs rocking chair.

Je suis ensuite revenu sur Cartagena pour y passer les derniers jours en attendant le départ. Le centre historique est vraiment superbe au milieu des ses murailles qui constituent presque un écrin pour les magnifiques édifices du centre. Du coup l'énorme activité touristique de la région est beaucoup plus facilement acceptée.
Les vendeurs en tout genre sont vraiment présent de partout et il ne suffit pas de se réfugier dans l'eau pour les écarter car on y retrouve les loueurs de masques et tubas. Par contre même si les propositions sont incessantes, les vendeurs sont agréables et en profitent souvent pour parler un moment même sans espoir de vente.
Puis cela a été une dernière excursion jusqu'aux îles de Rosario, l'ambiance est également très touristique mais cette fois avec des colombiens en vacances, le style est très différent. Du coup une journée très agréable entre la visite des îles en bateau et les discussions avec les familles présentes à bord.

Mais le quatorze septembre c'était le départ de la Colombie, après de multiple contrôles, dont une radio pour vérifier si je n'avais pas avalé de sac de drogues, j'ai pu décoller en direction de l'Europe. Dès Madrid l'impression est très différent puisque pour la première fois du voyage je n'ai pas à remplir la fiche touristique, je ne suis plus considéré étranger!
Comme prévu le retour est chargé d'émotion, le flou de la photo du message en serait la conséquence! Beaucoup de retrouvailles qui m'ont fait énormément plaisir car ces rencontres étaient une des raisons qui me donnaient l'envie de revenir.

Mais maintenant je suis rentré depuis une quinzaine de jours, après être passé de la jungle à l'océan en passant par la haute montagne je suis de retour dans le paysage de mon enfance. La jungle actuelle représentée par l'administration et la recherche d'emploi semble presque plus difficile que celle avec les jaguars et les pumas! C'est aussi la suite de l'aventure et un nouveau défi qui de toutes façons faisait parti du projet dès le départ.
Je reprend donc le chemin d'une vie "normale" ou du moins sédentaire puisqu'il semble que ce soit cela la vie normale. Ce voyage restera un grand moment avec de superbes aventures et de magnifiques rencontres même si maintenant il n'est pas facile pour moi de raconter une histoire qui a duré plus de dix mois. Dans tous les cas cela restera la concrétisation d'un rêve que je suis heureux d'avoir réalisé.
Merci de m'avoir suivi et cette fois ce sera le dernier message car maintenant vous pouvez suivre la suite de l'aventure en directe!

vendredi 5 septembre 2008

Santa Marta et les environs


De retour a Medellin j'ai acheté un billet pour me rendre sur la côte caraïbe et quinze heures plus tard j'étais a Santa Martha. La fraîcheur relative des montagnes de Medellin fait place a la chaleur de la côte qui au début est presque étouffante. Les maisons aux façades colorées ont un aspect vieillies qui donne beaucoup de charme à cette ville, la marque africaine se fait plus présente autant dans l'attitude que dans la physionomie des habitants.
L'occasion également de visiter la quinta de san pedro de alejandrino où est mort Bolivar et de se retrouver dans un livre que j'avais beaucoup aimé, el general en su Laberinto, dont les livres de l'auteur, Gabriel Garcia Marquez m'auront accompagné tout au long du voyage.

Je suis ensuite allé en excursion a la "ciudad perdida", ville désertée par les indiens tayronas et oubliée jusqu'à sa redécouverte a la fin du siècle dernier. Plus que la découverte d'un site archéologique, c'est également une superbe randonnée de cinq jours à travers les montagnes et la jungle de la côte caraïbe. Les pluies y étant presque ponctuelle à une heure de l'après-midi, transformant le chemin en cours d'eau mais même sans l'épisode pluvial de l'après-midi il reste difficile de rester sec, la randonnée comprenant neuf traversées obligatoires du torrent... enfin neuf à l'aller et neuf au retour avec parfois de l'eau jusqu'à la ceinture. Bref une superbe excursion pour jouer à l'indiana jones en sécurité.
Les distances de marche sont courtes et heureusement ponctuées de nombreuses haltes pour se baigner dans les cours d'eau et les cascades. Après la randonnée l'arrivée à la "ciudad perdida" donne une impression de redécouverte, enfin l'impression puisque les militaires y ont une base permanente pour la surveillance des petits touristes gringo!

Après Santa Martha j'ai fait un saut de puce jusqu'à Taganga afin de réaliser une vielle envie, celle d'apprendre la plongée. L'école de plongée a un camp dans une baie au milieu du parc national Tayrona avec un toit de paille et des hamacs pour y dormir. La déconnection était complète, la seule liaison avec la civilisation devant se faire en bateau, et le tout au milieu d'une ambiance très sympa.
Au milieu du corail et des poisson des caraïbes, les plongées du premier niveau étaient vraiment magnifiques alors j'ai décidé d'y retourner trois jours de plus afin de passer le second niveau. Ce niveau permet de voire de nouveau type de plongée dont celle jusqu'à une grotte et la plongée en profondeur mais de toutes la plus fantastique est celle qui a lieu de nuit. Sous la lumière artificielle le fond marin prend d'autres couleurs et à l'extinction des lampes le plancton fluorescent crée une voûte semblable à celle des étoiles.

J'ai ensuite continué jusqu'à Cartagena d'où je prendrai le vol retour le quatorze septembre avec d'ici là juste une petit saut jusqu'à Mompox.

mercredi 20 août 2008

Medellin et zona cafetera


Je suis arrivé Medellin , ancienne capitale du crime et de Pablo Escobar (les deux étant un peu lié), mais la ville a maintenant beaucoup changé. Les policiers sont présent à chaque coin de rue et se convertissent avec plaisir en office du tourisme pour les renseignements.
Au premier abord la ville n'offre pas beaucoup mais en s'y promenant on passe des moment agréables, avec beaucoup de mouvements et d'animations mais où les gens gardent le sourire même dans le cohue du métro. En plus c'était l'occasion de découvrir la suite des oeuvres de Botero, un des enfants de la ville.
Pour patienter j'ai passé quelques jours à Santa Fe de Antioqua, pour profiter un peu du calme d'une petite ville en attendant la suite des festivités de la fête des fleurs. L'occasion de se retirer un peu plus dans la campagne où les habitants sont toujours très accueillants.
Je suis donc revenu à temps pour le défilé de la fête des fleurs, clou du spectacle de la semaine de festivité, oú les silleteros défilent en portant des panneaux de fleurs dont certains sont gigantesques. Les festivités m'ont également permis de visiter une superbe exposition d'orquidées au jardin naturel, créée spécialement pour cette occasion.

Je suis ensuite allé faire ce qui est nommé dans le circuit de l'orient, en fait la visite des villes et village à l'est de Medellin et dans mon cas : Riongro, Carmen del Voboral, La ceja et El Peñol. Ces charmant petits villages paysas, habitants de la région de medellin, sont une occasion de plus se plonger dans la culture locale où les places de villages sont toujours animés par les marchands de toutes sortes et les musiciens.
J'ai poursuivi le circuit jusqu'au village de Guatapé, perdu au milieu du lac artificielle, ce jolie petit village est le départ pour la visite du Peñol. Cette roche gigantesque, posée au milieu des colines et du lac, est le petit pain de sucre local et d'en haut la vue sur le lac et les alentours est sublime.

Après je suis descendu dans la région du café, les grandes villes ont été très touchées par des tremblements de terres dont les derniers datent d'une dizaine d'année. Les villes sont donc plus des points de départ pour les villages aux alentours.
J'ai fait un saut jusqu'à Salento, petit village de la région mais où la principale attraction est la vallée de Cocora toute proche. La vallée est recouverte par d'immenses palmiers qui certaines fois forment un nouveau toit au dessus des arbres de cette vallée verdoyante.
Je suis descendu jusqu'a Armenia pour la visite du parc national du café. C'est un peu le disneyland a la version colombienne, le tout autour de la culture du café, un orgueil national. Mais plus qu'un parc d'atracation c'est aussi l'occasion de se renseigner un peu sur cette culture lors des circuits thématiques.

Mais après beaucoup de montées et descentes en altitude et aussi le fait de passer de la jungle à la haute montagne en quelques jours, j'ai finalemnet décidé de me concenter sur la côte caraïbe pour terminer le voyage. Je suis donc actuellement à Santa Martha, en pensant aller bientôt dans le parc tayrona tout proche.

mardi 5 août 2008

retour dans l'emisphère nord : de Bogota à Medellin


Voilà maintenant un peu plus d'un quinzaine de jours que je voyage en Colombie et rapidement les quelques peurs que je pouvait avoir disparaissent devant la sympathie des gens et la facilité à voyager. C'est vrai que la plus grande peur, jusqu'à maintenant, c'est la lecture des recommandations sur le site du ministère des affaires étrangères. On comprend que lors de la dernière rencontre entre nos deux pays, une demande colombienne pour le développement du tourisme ait été la réévaluation des consignes en fonction des efforts effectués!

Après la période amazonienne je me suis envolé pour Bogota avec d'un côté le regret de laisser ces magnifiques paysages derrières moi mais aussi la joie de retrouver les villes et la facilité de se déplacer.
Bogota est une ville moderne mais qui garde quelques quartiers fabuleux tel que La Candelaria où l'on peut encore admirer des maison basses aux portes et aux fenêtres colorées. Il y a eut aussi la visite du musée de l'or dont les pièces exposées restent impressionnantes même si ce n'est qu'une infime partie de la collection en attendant la restructuration du musée.
Mais un des mes meilleurs moments à Bogota a été la découverte de l'exposition Botero, artiste que je ne connaissait pas mais qui m'a enchanté. En plus ses oeuvres ont de quoi décomplexer toutes personnes ayant quelques rondeurs.

Après ce petit séjour dans la capitale, je suis partie en direction des petites villes au nord. En premier à Villa de Leyva, peu éloigné de la capitale, cette petite ville est également le lieu de sortie de fin de semaine pour les habitants de Bogota. Restant très calme, les rues étroites jalonnées de maisons blanchies et de balcons parsemés de fleurs en font un lieu idéal pour de nombreuses heures de ballade.
C'est aussi le point de départ pour la visite de l'observatoire d'astronomie muisca. En même temps qu'un observatoire permettant de rythmer les saisons ce lieu était aussi un lieu de culte et cette fois pas de doute les gigantesques menhirs sont bien des phallus, tout y étant représenté. Il est tout de même demandé, comme dans les églises, de garder le plus grand respect pour ce lieu de culte lors de la visite.

Même si ce n'est qu'à quelques kilomètres de Villa de Leyva, j'ai repris le sac à dos pour me rendre à Raquira. Le village est très haut en couleur, de nombreuses boutiques ont envahies les rez-de-chaussée mais cette ajout de couleurs avec les hamacs et les poteries en font au contraire un tableau magnifique.
Puis c'est de nouveau une petite marche pour se rendre au monastère de la calanderia, les lieux touristiques un peu excentré n'ayant que peu de moyen de transports. Ce très joli monastère semble encore bien loin du tourisme de masse, la guichetière fermant la porte d'entrée après la vente de l'unique billet journalier pour se transformer en guide touristique.

Pour finir avec ce petit tour je me suis rendu au village de Barichara, cette fois c'est la sculpture de la pierre qui prend une grande part dans le village. Ce petit village semble s'être figé dans le temps et ses habitants l'on tout simplement surnommé "le village le plus beau de Colombie".
J'en ai profité pour enfin posé le sac pendant quelques jours et profiter des environs. L'occasion également de discuter plus longtemps avec les colombiens qui ont réellement de la peine sur l'image de guérilla que la Colombie a principalement à l'étranger.

Mais je suis finalement reparti en changeant l'itinéraire pour me rendre à temps à la Fête des fleurs de Medellin. Je visite actuellement les environs en attendant demain pour y revenir, et pouvoir regarder le défilé de la fête des fleurs.

mercredi 23 juillet 2008

la jungle : côté fleuve


Pendant la superbe excursion à Kuelap, j'ai fait la connaissance d'Alberto, professeur espagnol extraordinaire qui m'a convaincu de se joindre à lui pour la découverte d'Iquito. L'idée ne m'avait même pas traversé l'esprit mais cette première croisière a été superbe, nous sommes parti de yurimaguas pour atteindre en deux jours la ville d'Iquito.
Ce n'est pas forcément le bateau de croisière comme l'on peut l'imaginer et pourtant en choisissant le dernier étage les prestations étaient plutôt bonne. Après l'achat obligatoire du hamac, on a passé la première nuit sur le bateau à quai, ce qui nous a permis de voir le chargement fantastique des cales dans un désordre parfaitement organisé.
Les deux jours suivant seront très reposant, le temps ne s'arrêtant que pour les pauses repas et les innombrables arrêts dans les petits villages afin de charger et décharger la cale de toutes la marchandise : vaches, cochons, riz, bananes et toutes sortes de fruit. Le hamac est finalement très confortable y compris pour dormir et ce voyage, qui sera un apprentissage avant le suivant, nous a permis de profiter tranquilement des superbes paysages.

Arriver à Iquito ,c'est une peu comme arriver sur une île, même si les alentours ne sont pas d'eaux, la forêt donne l'impression d'isolement. La ville garde quelques superbes restes de son apogée lors de l'essor du caoutchouc en Amérique latine. On peut encore y admirer une des maisons de fer construit par Eiffel en France et envoyé en pièces détachées pour sa reconstruction à Iquito. C'est aussi de nombreux édifices recouverts de faïence portugaise qui jalonnent la ville dans l'indifférence générale.
Après quelques balades en mototaxi, dont le bruit est quasiment une caractéristique de la ville, nous sommes allé visiter le quartier de Belen. Le développement des quartiers populaires se fait généralement dans les terrains dont personnes ne veut, pour Belen cela lui donne toute sa particularité. Construit au bord du fleuve, le quartier est entièrement inondé pendant la période des pluies. Le quartier se partage donc entre maisons flottantes et maisons sur pilotis dont le rez-de-chaussée ne s'utilise que pendant la période sèche. Visite intéressante au milieu d'une population sympathique, nous prévenant des éventuelles voleurs et allant jusqu'à chercher les policiers pour notre protection.

Après quelques jours nous avons décidé de reprendre le bateau pour descendre un peu plus sur le fleuve. Le second bateau a été très différent du premier et j'avoue qu'il est difficile d'expliquer pourquoi ce bateau m'a autant plus. Nous nous sommes de nouveau installé au deuxième étage mais cette fois pas de différence de classe et quasi pas de touristes à part nous. Le sol était une mosaïque de plaques d'acier soudées pour rapiécer le pont, la seule chose uniforme étant la couleur noire crasse empêchant de se balader pieds nus. Les sacs restaient sur des palettes de bois pour éviter d'être mouillés par les flaques d'eau qui envahissaient le pont après un orage. Cette fois les hamacs étaient accrochés dans un grand désordre et la proximité entraînait le balancement de tous les hamacs lorsque l'un de nous se levait.
Non vraiment pas évident d'expliquer car ce n'est pas non plus l'expérience des trois heures passés avec le moteur à fond pour se sortir d'un banc de sable, ni le réveil brutal pendant la sieste suite au sommeil du capitaine et à la collision avec la rive.
Bah! Une des raisons c'est sûrement le paysage, grâce à la vitesse peu élevé du bateau et à l'immensité de l'amazone dans cette partie, on à l'impression de rester immobile avec les décors des deux rives qui défilent à nos côtés. Un des très bon moments a été la dernières soirée où nous avons attendu l'arrivée de la ville de Leticia, sur le toit du bateau et assis sur la barque de secours, regardant le coucher de soleil plus que magnifique avant d'attendre les lumières de la ville sous le paysage éclairé par la pleine lune.

Hum, Leticia! Oui cette ville n'était pas prévu au programme de départ et c'est normale puisque je ne pensais pas visiter ce pays mais la rencontre de nombreux voyageurs m'a fait changer d'idée et de chemin. C'est donc avant la libération d'Ingrid que j'avais acheté mon billet retour pour le nord afin de visiter en dernier la Colombie.
Les premiers jours ont été plutôt tranquilles sauf dimanche dernier où le président colombien avait choisi la ville de Leticia, trente mil habitants et perdu dans la jungle, pour célébrer la fête nationale en compagnie des présidents péruviens et brésiliens. Cela a surtout été amusant lors des répétitions de nuit ou lorsque les militaires de l'orchestre militaire ont commencé à jouer "frère Jacques dormez vous?"

J'ai tout de même fait une petite sortie jusqu'au village de Puerto Nariño. Très jolie petit village où les propriétaires des maisons colorées entretiennent également le petit jardin de fleur exotiques sur l'avant de la maison.

Mais maintenant la jungle va se terminer puisque cette après midi, je prends l'avion en direction de Bogota afin de voire un autre côté de la Colombie, la jungle paraissant une entité à part où le nationalisme à moins d'emprise.

jeudi 3 juillet 2008

nord Pérou


Après Lima, je suis remonté un peu sur les hauteurs en me rendant dans la ville de Huaraz, ville d'entrée pour la cordillère blanche. Malheureusement le beau temps n'a pas été au rendez-vous pour la première semaine, j'en ai tout de même profité pour faire deux ballades d'acclimatation dont une á la très belle laguna de Churup. De toute façon étant un peu malade ce n'était pas un mal avant de reprendre l'alpi, d'autant plus que l'atmosphère de la ville était suffisamment sympa pour un petit séjour repos.
Pour la première sortie d'alpie j'avais choisi le Pisco, montagne facile, pour voir comment était mon état physique. Et bien j'ai vu!!!! La sortie était très belle mais à 600 m du sommet les forces m'ont complètement abandonné, j'ai fini à 200m de dénivelé par heure, la patiente du guide plus importante que la mienne m'a permis de terminer la course où le point de vue était superbe, à tout de même 5740m. Bon après vérification sur camptocamp le temps de course était quasi dans la moyenne mais vu le manque de force j'ai décidé d'arrêter l'alpi provisoirement, il me manquait du plaisir pour la course.

J'ai donc laissé l'altitude pour me retrouver au niveau de la mer á Trujillo, la ville est jolie mais les principaux attrait touristiques sont la visite des sites des environs : deux sites pré-inca. En effet de nombreux vestiges du nord Pérou sont les restes des civilisations précédentes, la civilisation Inca tel que nous la connaissons n'a occupé cette région que vers 1450, ils ont donc eut très peu de temps d'occupation...
Pour moi la visite la plus spectaculaire a été celle de la Huaca de la luna, reste de la civilisation Moche qui c'est éteinte vers 650 après JC. Les couleurs y sont encore superbes, cela en bonne partie du au fait que les pyramides étaient construites les unes sur les autres comme les poupées russes. Les fouilles partielles permettent donc de redécouvrir les motifs avec des couleurs impressionnantes.
Mais c'est aussi la visite de la cité de chan-chan avec la huaca du dragon et un des nombreux palais princiers. Et pour finir une petite sortie sur la plage de Huanchaco où surfeurs du monde entier et les pécheurs locaux, sur leurs chevaux de totora, se disputent l'océan.

Après cela a été la visite de la ville de Cajamarca où le tourisme se fait déjà beaucoup moins présent. Cette ancienne ville coloniale est mignonne et les thermes tout proche en font un lieu de détente très agréable, la visite de cumbe mayo, un site dont l'érosion en fait un lieu extraordinaire dans lequel on peut admirer également la technique hydraulique pré-inca.

Plutôt que de rebrousser chemin, ce qui est le plus courant, j'ai ensuite poursuivi vers l'est en en profitant pour visiter la ville tranquille de Celendin, mais le véritable but du voyage était la visite de la citadelle de Kuelap. En arrivant dans le petit village de Tingo (environ une centaine d'habitants), faire la connaissance des autres voyageurs n'a pas été difficile. Le lendemain nous avons donc fait ensemble la petite rando pour se rendre jusqu'à la citadelle, et le lieux est vraiment superbe, pour moi une émotion bien supérieur au machu-pichu. Le site est exceptionnel et très peu fréquenté comme la plupart du nord Pérou. Les arbres et les plantes envahissant encore une bonne partie du site où les fouilles ont de grandes années devant elles. Cela fera partie des très bonnes visites du voyage, en plus le tout dans une très bonne ambiance de groupe.

J'ai après continué dans l'est et je m'apprête á prendre le bateau pour Iquito, ville au milieu de la jungle, qui tout en étant une ville importante reste inaccessible par voie terrestre.

jeudi 26 juin 2008

Arequipa a Lima


Après Cusco, je suis parti en direction d'Arequipa, la ville est nettement plus tranquille et une bonne partie de son charme est du à la présence des volcans dans son paysage. C'est surtout la visite du couvent de santa Catalina ,véritable petit village au milieu de la ville où chaque cellule pour les soeurs étaient une petite maison, aujourd'hui en grande partie converti en musée c'est un monument passionnant.
Mais Arequipa c'est aussi le départ pour le canyon de Colca, canyon dit le plus profond du monde. Pour ma part j'ai surtout apprécié les paysages traversés et au bout de la visite l'observatoire des condors où l'on peut observer leurs vols majestueux à seulement quelques mètres.

Après cela a été une petite halte à Nazca où autrefois la vision des figures n'étaient réservés qu'aux dieux. Heureusement l'aide des petits avions permet une superbe observation de l'ensemle, le vol est vraiment superbe et le moment est magique.
Par contre n'ayant pas eut la chance d'Indiana Jones et n'ayant pas trouver le crâne de cristal j'ai poursuivi sur la côte, cette fois avec pour but l'observation de la faune dans les îles bellestas. Ces îles sont vraiment désertique au niveau végétal mais la profusion de poisson dans les environs en font un refuge privilégié pour de nombreux animaux, au point qu'une des activée économique importante de la région est la récolte du guano... J'ai donc pu y observer une grande quantité d'oiseaux mais aussi lion de mer et pingouin.

Sur la fin du parcours côtier je suis finalement arrivé sur Lima mais après toutes ces découvertes la capitale parait un peu terne, surtout sous une épaisse cape de nuage quasiment permanente. Lima m'a permis toutefois la visite de musée intéressant et la découverte de nombreuses cultures pre-inca dont la visite du site de Pachacamac, cette fois avec des constructions principalement en adobe.
Alors pour revoir un peu le soleil, j'ai repris un peu d'altitude pour aller en direction de la cordillère blanche. Je suis maintenant à Huaraz depuis quelques jours en attendant une éclaircie....