lundi 28 avril 2008

Provincia Santa Cruz


Tour des missions 1ere partie
La ville de Santa Cruz ne m'ayant pas particulièrement plu, je suis rapidement partie faire le tour des anciennes mission jésuites. Là beaucoup moins de tourisme en tout cas dans la période où je l'ai fait
Elle sont toutes en très bon état de conservation et ont été restauré il y a une trentaine d'année, mais c'est aussi l'occasion de visiter des villages qui sont vraiment jolis si on prend le temps de les parcourir à pieds.

Parc national Kempff Mercado
Arrivé a saint Ignacio j’ai cherché des renseignements pour me rendre au parc national kempff mercado. C’est au bureau des gardiens du parc que j’ai rencontré un couple de sud africain, Hein et Sarah, également très motivé pour s'y rendre.
N’ayant pas de bus pour s'y rendre en cette saison après plusieurs solutions on a choisi de s’en rapprocher en bus jusqu’à Santa Rosa et de finir en vélo. Mais après une vingtaine de kilomètre en vélo on a eut la chance de se faire prendre en stop par une camionnette. Étant le dernier récupéré il n’y avait plus de place dans la cabine alors j’ai fini les 150 kilomètres sur une montagne de tuyau avec les sacs à dos et les vélos, mais avec les pieds posés sur le toit de la camionnette et la vue a 360 cela valait le coup. Bon on a également eut la chance d’apprendre en trois heures toutes les méthodes pour sortir d’une flaque d’eau (enfin faut comprendre les dimensions).
Le lendemain on est parti pour rejoindre le village de la Florida situé à 55km, la route était plutôt agréable et mis a part les portages de vélo pour passer par dessus les arbres le chemin était bon. Lors de l'arrivé a Florida on a eut plusieurs surprises :
- le parc n’était pas accessible à cause de 10 km avec de l’eau jusqu’à la ceinture
- un nouvel épisode de “quand c’est la saison des pluie” . Et bien quand c’est la saison des pluies la boutique qui avait été annoncée est fermée...
Bon on c’est résolu a faire seulement un tour en barque dans les environs du parc mais finalement c’était trop beau et en plus pendant le trajet l’eau c’était limitée au genou et la distance a 7km. Alors on c’est décidé à aller dans le parc mais cela c’est compliqué au niveau de l’autorisation d’entrée, le gardien du parc ne voulant pas prendre la responsabilité on a du prendre une journée pour obtenir la signature des responsables des guides et du maire du village. Cela a été l’occasion d’aller se baigner avec les enfants du village mais pas trop loin…. après c’est la zone des caïmans! Pour les provisions j’ai du faire le tour des maisons du village pour trouver un endroit ou acheter la production locale : riz et banane.

On a finalement réussi a renter dans le parc avec notre guide : “guido”, facile à retenir. Le chemin c’est révélé plus facile que prévu et les six jours dans le parc ont été superbes.
On a réussi à aller jusqu’à la meseta, un plateau surplombant la jungle et la pampa où le point de vue était magnifique. Le trajet c’est fait au milieu des singes, des nombreux oiseaux, des serpents et on a même eut la chance de voir un tapir de très près, par contre pas de chance pour les pumas et jaguars où l’on a pu observer seulement les traces sur le chemin.
Il a fallu également partager le parc avec les milliers de moustiques, d’abeilles et les milliards de fourmis. Certaines fois un peu difficile pour le mental car ce n’est pas évident de se reposer. Pour la nourriture la pêche a permis de changer du riz et varier un peu l’alimentation.


De retour a Florida on a finalement décidé de revendre nos vélos à notre guide pour revenir en camionnette. On a attendu deux jours complets en profitant de cette attente pour se reposer entre baignades et pêches à la rivière.
Mais quand une camionnette est arrivée le matin du troisième jours, elle nous réservait le prix touriste de 350 dollars pour revenir. Alors on a attendu 15h, pour profiter d’une relative fraîcheur et on est parti a pied en direction du carrefour où l’on avait plus de chance de rencontrer des moyens de transport. Finalement la distance est sûrement moins de 55km, on a quand même essayer de dormir un peu mais la phrase de Hein avant de dormir avait été prophétique “je fais attention au fourmi car avant de venir un des gardes m’a dit qu’il y avait également des fourmis mangeuses de tentes”. Ma tente ne fermant plus je n’avait pas vu une grande différence mis a part sur la taille des fourmis qui me couraient dessus mais c’est Hein qui c’est réveillé 2h30 plus tard, les fourmis était en train de manger tous les tissus (heureusement pour ma veste et mes chaussures elles n’aiment pas le gore text).
On est donc reparti et on est arrivé au carrefour de la Mechita un peu avant 7h du matin. L'attente a été longue, voir désespérante, toute la journée mais finalement un peu après 22h une camionnette nous a pris en stop pour nous ramener à la civilisation. Après avoir bien réfléchi avec Hein et Sarah, la civilisation peut'être représenté par l'achat d'un ticket de bus et une bière fraîche...

Fin des missions
De retour à Saint Ignacio j'ai fini le tour des missions jésuites, beaucoup plus tranquille car en plus j'ai pu profiter du festival international de musique baroque. Changement de style radical après l'expédition dans le parc !
J'ai fini par Saint José de Chiquito où ce célébrait la fête du village mais après un dur retour en train je suis enfin de retour à Santa Cruz.

lundi 7 avril 2008

Sucre et les environs


Depuis Potosi, je suis parti en direction de Sucre, la ville est la capitale constitutionnelle, mais même si le gouvernement est à la Paz cela reste difficile pour les habitants sont convaincus d'être dans la capitale principale. La belle architecture de la ville y fait un endroit agréable pour se promener.

Mais cela a aussi été le moyen se préparer le treck chez les tisserands jalq'a. Le premier jour a été très court et très tranquille en utilisant un "camino del inca" pour rejoindre le village de Chaunaca, le deuxième jour était également sans problème puisqu'il utilisait la piste pour arriver à Potolo. Potolo étant le village principale des jalq'a un peuple de tisserands, ils se sont actuellement organisés en communauté pour recevoir les touristes et l'accueil se fait dans des hôtels communautaires où tous les habitants sont les propriétaires.
Cela a commencé a se compliquer le troisième jour, j'avais une carte mais du style vraiment touristique et même si elle faisait l'admiration des boliviens je les soupçonne que ce soit pour les photos. Je me suis un peu embrouillé dans les explications du guide et je me suis largement perdu. J'ai mis quatre heures au lieu de deux pour rejoindre le premier point de repère mais la promenade était jolie alors ce n'était pas trop grave. En arrivant au sommet du cratère de Maragua la vue était superbe alors j'ai décidé d'y rester un jour de plus...
La légende veut que le grand Inca chassa la mer présente dans le cratère du volcan pour faire de cet endroit une terre habitable, d'où le nom de maragua. Il avait raison car l'endroit est devenu superbe et vraiment paisible car mis à part un tracteur qui approvisionne le village une fois par semaine le lieu est accessible uniquement par des randonnées.
C'est le dernier jour que cela c'est vraiment compliqué, j'étais partie pour une randonnée de quelques heures. J'avais oublié de photocopier l'explication de l'itinéraire avant mon départ mais avec un cap sud-est et quelques demandes aux villageois il n'y a pas eut de problème. C'est en arrivant à mon objectif de Quila Quila où je devais prendre le camion de retour pour Sucre que j'ai eut la surprise. En remontant vers la place du village j'ai rencontré un groupe de personnes et j'ai interpellé une femme pour connaître l'endroit de l'attente du camion.
Le dialogue ressemble plus ou moins à cela :
M : C'est bien la direction pour prendre le camion pour Sucre?
F : Oui c'est 3 heures de camion ! Et d'où est ce que tu arrives ?
M : Je viens d'arriver de Maragua.
F : Et pourquoi est ce que tu n'est pas allé directement à Sucre?
M : Pour prendre le camion ici, c'est moins loin
F : Mais aujourd'hui il pleut !
M : Oui et alors ?
F : Et alors quand il pleut il n'y pas de camion !
M : Ah..........
F : Mais nous y allons à pied
M : Mais c'est 40 km, c'est possible en une journée? (là il me restait les données du guide)
F : Oui c'est possible, allons y
M : Bien, allons y!
Heureusement que je les ai suivi, du moins en partie car ils ont une tête de moins que moi et sont chaussés en sandales mais une bonne partie du groupe m'a explosé (je me rassure en pensant que j'avais également l'équipement de camping mais bon... j'ai pas trop de doutes).
Mais j'ai pu prendre de nombreux raccourcis grâce à eux qui ont largement diminué le kilométrage, j'ai également utilisé une camionnette de la DDE pendant une dizaine de kilomètres et finalement je suis arrivé le soir à Sucre.
Bah cela m'a fait également plaisir d'y arriver alors que cela paraissait impossible et de partager ce moment avec les boliviens pour comprendre un peu mieux la réalité en dehors des villes.

Après un jour à Sucre pour me reposer un peu j'ai repris la route et j'ai fait une étape à Samalpata pour profiter de ce joli village et visiter les ruines inca et prè-Inca du Fuerte tout proche du village.
Maintenant je suis à Santa Cruz et je me prépare à faire le tour des mission jésuites...