samedi 22 décembre 2007

Le père noël en tongue


Et oui pour moi cette année noël aura été très différent car j'ai eut la chance de pouvoir partager les fêtes avec une partie de ma famille arrivée en argentine au début du siècle dernier. Pour situer j'étais l'hôte de la nieta del hermano de mi bis-abuelo. Vous ne comprenez pas? Mais même en français cela aurait été pareil! Il est difficile de remercier pour l'accueil qui m'a été offert, le seul problème étant de ne pas vexer en passant d'une famille à l'autre.
Les asados du week-end ont cédés la place aux festivités de noël. L'atmosphère était décontractée puisque la piscine était plus que conseillée, mais religion oblige il faut attendre minuit pour... lancer pétards et feux d'artifices en se souhaitant "joyeux noël".

Cela a également été pour moi l'occasion de partager plus directement avec les argentins, ils ont eut beaucoup de patiente pour mon espagnol. Cela m´a permis de confirmer ce que j'avais déjà perçu dans les auberges : l'importance que peut avoir la France, non pas au niveau économique ou politique mais au niveau historique et culturel. Elle reste le summum de la finesse de l'art et du bon goût et notre révolution un événement qui à changé le monde. Je ne suis pas certain d'avoir été le meilleur ambassadeur, surtout pour la finesse avec mes 800 mots de vocabulaire et pour le bon goût avec mon short de bain de douze ans d'âge.... en tout cas cela restera un très bon souvenir et sûrement à recommencer puisqu'on m'a demandé "tienes que volver !"

Et la visite de Mendoza et bien cela aura été un peu rapide mais cela n'était pas l'essentiel. De plus la visite des caves n'aura pas été indispensable puisque j'ai pu déguster pendant les fêtes les vins familiaux dont un médaille d'or et l'autre médaille d'argent.

Et maintenant ? Je suis de retour à Buenos Aeres pendant environ deux semaines, en grande partie pour prendre un peu des cours d'espagnol. Mon niveau actuel me permet de commencer les discussions mais nécessite beaucoup de patiente de la part de mes interlocuteurs...

vendredi 21 décembre 2007

Parc Lanin et Parc Aconcagua


L'attente à St Junin de Los Andes a valu la peine même si la visite de la ville est plutôt rapide, cela fait parti des temps morts du voyage consacrés à la préparation des trecks mais aussi à l'apprentissage de l'espagnol et aux discussions dans les auberges.

Le parc national Lanin a été un vrai moment de plaisir et le camping mapuche en faisait parti. Pour y accéder il fallait sonner la cloche pour appeler les propriétaires et traverser en barque le bras d'eau séparant les deux lacs.... pour ceux qui me traiterait de fainéant le tour du lac représente un treck de deux jours !
Depuis le camping la vue sur le volcan Lanin était superbe, en plus vaches et moutons étaient largement plus nombreux que les tentes sur l'aire de campement mais le camping était grand confort avec douche chaude chauffée au feu de bois.
J'ai fait quelques randos avec Diurk, un allemand super champion des voyageurs puisqu'il est parti d'Allemagne depuis 1996...
Vous comprendrez avec les photos que le principal attrait du parc est le volcan Lanin mais pour moi cela a aussi été un endroit paisible au milieu du village mapuche.

Après St Junin j'ai fait un grand pas jusqu'à Mendoza et après un premier contact avec ma famille argentine j'ai repris le sac à dos pour un treck près de l'Aconcagua qui avec ses 6 962m est le plus haut sommet de l'Amérique.
Les entrés dans le parc sont payantes mais cette fois j'ai pu profiter du contrôle médical au camp de Confluencia... j'ai failli ne pas passer le test. Le bruit dans les poumons n'était pas du à mon souffle au coeur de mon enfance(qui me sert encore d'excuse) mais à un manque d'hydratation.
Le troisième contrôle, un peu tardif, du lendemain matin m'a empêché de poursuivre avec les deux israéliens rencontrés la veille. J'ai donc fait seul la marche d'approche vers la plaza francia qui est le camp de base pour la face sud de l'Aconcagua. Du coup c'est mon premier 4250m en "solitaire" et sans aspirine...
En fait c'était tout simplement superbe, une randonnée facile si on enlève le facteur de l'altitude et à travers une vallée au strates polychromes avec en fond les 2 700m presque verticale de la face sud.
De retour à confluncia j'ai pu terminer la journée avec les indépendants voyageant sans les agences de voyage : un italien, un allemand et un argentin... et oui les rencontres sont souvent diverses et la langue de partage l'espagnol!

Je suis resté une journée de plus à Puente del Inca pour profiter des paysages mais maintenant je suis de retour à Mendoza. J'ai fait le plein de globules rouges et je suis en pleine forme pour affronter... l'asado (barbecue)familial de fin de semaine.

Et puisque les dates approchent, j'en profite pour vous souhaiter de bonnes fètes!

dimanche 9 décembre 2007

La région des lacs


Après El Bolson l'arrivée à Bariloche a été un peu difficile, c'était le retour dans une ville très touristique. Alors du coup j'ai renfilé le costume de touriste, j'ai même utilisé le télésiège pour monter jusqu'à un sommet... Heureusement c'est la capitale argentine du chocolat alors il y avait quand même des avantages.

Je suis rapidement reparti pour faire une pause de l'autre côté du lac dans la ville de Villa La Angostura mais là j'ai payé les frais de mes derniers repas un peu trop arrosés. C'est toujours difficile de refuser d'aller manger avec les autres membres de l'auberge!
Pour le repos pas terrible puisque je partageais mon dortoir avec le meilleur ronfleur de toute l'Argentine. Je me rappelle régulièrement la citation du refuge de la vanoise : "le ronfleur n'est pas une calamité, c'est un vecteur d'apprentissage de la vie en société". Bon du coup maintenant cela me fait presque rire et heureusement car mis à part les nuits sous tente je n'ai jamais eut de chambre seul.
J'ai quand même pu faire un peu de marche et visiter le parc national des Arrayanes, normalement les arrayanes sont beaucoup plus petits mais là on est en Argentine... tout est grand.

Une fois que j'ai été capable de reprendre le bus j'ai fait un petit saut de deux heures jusqu'à St Martin de Los Andes. J'ai loué un VTT pour explorer les environs, les chemins étaient superbes. Après une semaine difficile, les capacités du VTT étaient largement supérieures aux miennes mais la journée a été magnifique. Une partie de mon itinéraire traversait un village Mapuche, les mapuches étant un des peuples indigènes d'argentine.

La région des lacs n'est pas terminée mais je vous laisse des nouvelles avant de me perdre de nouveau dans la montagne pour quelques jours. Le voyage en solitaire a l'inconvénient d´être dépendant des transports en commun, je ne sais pas encore si une entreprise pourra me faire revenir plus tôt.

dimanche 2 décembre 2007

Perito Moreno et El Bolson


Aprés deux jours à El Calafate consacre à la recherche d'un nouvel appareil photo je suis reparti vers le nord. De El Calafate à El Bolson je circule en bus sur la mythique Route 40, c'est la principale nationale remontant jusqu'au nord en longeant les Andes. Une grande partie de la route reste en piste et le voyage est très long, seulement ponctué d'arrêt dans les fermes toutes les deux ou trois heures pour se restaurer.

Pour couper le trajet en deux j'ai fait une halte à Perito Moreno. De là un petit saut jusqu'à Los Antiguos mais je ne reste pas à la ville des anciens, le lendemain c'est la visite de la "cueva de los manos". Pour les plus vielles, les peintures ont 7000 ans et elles sont à l'air libre, juste protegées par un petit surplomb de la falaise. En regardant les photos vous pourrez admirer le travail surtout en sachant que les projections sont faites en soufflant par la bouche un mélange de vegetaux, de mineraux et d'urines....

Puis c'est le depart pour El Bolson, malgré le rire des allemands avec qui j'ai passé le week-end. Mais leurs informations datent un peu, depuis les annés 1970 les hyppies ont coupé leurs cheveux et il ne reste plus qu'une ville tranquile avec le plaisir du naturel. Il reste également une production d'excélente bière artisanale, les environs d'El Bolson produisant les 3/4 de la production nationale de houblon...
C'est de nouveau un petit treck de trois jours mais cette fois je laisse sans regret la tente pour profiter des refuges. Les refuges sont superbes et l'ambiance y est trés sympa, surtout lorsque le patron offre des liqueurs fait par moines, à partager avec des israeliens.
C'est une étape reposante avec l'impression de revenir dans les alpes, les traversées de torrents donnent un peu d'aventure que ce soit sur les passerelles ou sur des tronc d'arbres. C'est un peu comme en via ferrata mais sans les longes et avec des planches manquantes ou pourries... non cette fois je ne fait pas osciller la passerelle!