Depuis Potosi, je suis parti en direction de Sucre, la ville est la capitale constitutionnelle, mais même si le gouvernement est à la Paz cela reste difficile pour les habitants sont convaincus d'être dans la capitale principale. La belle architecture de la ville y fait un endroit agréable pour se promener.
Mais cela a aussi été le moyen se préparer le treck chez les tisserands jalq'a. Le premier jour a été très court et très tranquille en utilisant un "camino del inca" pour rejoindre le village de Chaunaca, le deuxième jour était également sans problème puisqu'il utilisait la piste pour arriver à Potolo. Potolo étant le village principale des jalq'a un peuple de tisserands, ils se sont actuellement organisés en communauté pour recevoir les touristes et l'accueil se fait dans des hôtels communautaires où tous les habitants sont les propriétaires.
Cela a commencé a se compliquer le troisième jour, j'avais une carte mais du style vraiment touristique et même si elle faisait l'admiration des boliviens je les soupçonne que ce soit pour les photos. Je me suis un peu embrouillé dans les explications du guide et je me suis largement perdu. J'ai mis quatre heures au lieu de deux pour rejoindre le premier point de repère mais la promenade était jolie alors ce n'était pas trop grave. En arrivant au sommet du cratère de Maragua la vue était superbe alors j'ai décidé d'y rester un jour de plus...
La légende veut que le grand Inca chassa la mer présente dans le cratère du volcan pour faire de cet endroit une terre habitable, d'où le nom de maragua. Il avait raison car l'endroit est devenu superbe et vraiment paisible car mis à part un tracteur qui approvisionne le village une fois par semaine le lieu est accessible uniquement par des randonnées.
C'est le dernier jour que cela c'est vraiment compliqué, j'étais partie pour une randonnée de quelques heures. J'avais oublié de photocopier l'explication de l'itinéraire avant mon départ mais avec un cap sud-est et quelques demandes aux villageois il n'y a pas eut de problème. C'est en arrivant à mon objectif de Quila Quila où je devais prendre le camion de retour pour Sucre que j'ai eut la surprise. En remontant vers la place du village j'ai rencontré un groupe de personnes et j'ai interpellé une femme pour connaître l'endroit de l'attente du camion.
Le dialogue ressemble plus ou moins à cela :
M : C'est bien la direction pour prendre le camion pour Sucre?
F : Oui c'est 3 heures de camion ! Et d'où est ce que tu arrives ?
M : Je viens d'arriver de Maragua.
F : Et pourquoi est ce que tu n'est pas allé directement à Sucre?
M : Pour prendre le camion ici, c'est moins loin
F : Mais aujourd'hui il pleut !
M : Oui et alors ?
F : Et alors quand il pleut il n'y pas de camion !
M : Ah..........
F : Mais nous y allons à pied
M : Mais c'est 40 km, c'est possible en une journée? (là il me restait les données du guide)
F : Oui c'est possible, allons y
M : Bien, allons y!
Heureusement que je les ai suivi, du moins en partie car ils ont une tête de moins que moi et sont chaussés en sandales mais une bonne partie du groupe m'a explosé (je me rassure en pensant que j'avais également l'équipement de camping mais bon... j'ai pas trop de doutes).
Mais j'ai pu prendre de nombreux raccourcis grâce à eux qui ont largement diminué le kilométrage, j'ai également utilisé une camionnette de la DDE pendant une dizaine de kilomètres et finalement je suis arrivé le soir à Sucre.
Bah cela m'a fait également plaisir d'y arriver alors que cela paraissait impossible et de partager ce moment avec les boliviens pour comprendre un peu mieux la réalité en dehors des villes.
Après un jour à Sucre pour me reposer un peu j'ai repris la route et j'ai fait une étape à Samalpata pour profiter de ce joli village et visiter les ruines inca et prè-Inca du Fuerte tout proche du village.
Maintenant je suis à Santa Cruz et je me prépare à faire le tour des mission jésuites...
5 commentaires:
Belle démonstration de patience pour nous, occidentaux, toujours trop pressés : on devrait prendre exemple sur les boliviens..."qu'importe le temps qu'il faut,pour atteindre son but et arriver là où on aimerait aller"...
Au moins, vu ta destination, tu ne risquais pas de faire une "hypo" pendant ces 40 kms...ah, ah, ah !!
Bisous.
à ton retour tu auras besoin de changer tes semelles ... car sans aucun doute tu auras envie d'une autre escapade !!!
Pour te donner une idée de la végétation chez nous: les jonquilles sont fleuries et les fleurs de cerisier pointent leurs pétales - samedi = grd beau, dimanche la neige était dans la vallée. Pour l'instant j'évite les chemins caillouteux:el camino del inca è pericolo per le fessier !
Bisous- Hélène-
on devrait tous prendre un billet pour faire un tour chez les boliviens afin de prendre une leçon de zenitude.
Gros bisous à toi
Que la nature est belle, lorsque la main de l'homme ne l'a pas trop trafiquée. Paysage grandiose, Population authentique, Quel bonheur de découvrir tout celà.Nous reconnaissons quelques cultures St Jeannaises.....
Merci pour ces magnifiques diaporama et tes commentaires sympathiques.
N'est-ce pas bientôt l'hiver là-bas?
Bon vent
Les Veyron de St Jean
Depuis le 7 avril tu n'as pas laissé de message sur ton blog ... et certains commencent à se faire du souci! mais non, mais non, pas la peine d'être soucieux,tout va bien d'après tes mails!!! Par contre, tu nous as habitué à recevoir des photos ... j'vais attendre les prochaines !
Bisous Lo et à +
Hélène
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